L'engouement maladif de l'être déchiré,
Ne demandant qu'à être aimé,
Le corps scarifié par le temps,
La honte dans le sang.

Des marques définitivement gravées
Imposent un dangereux silence,
Qui suscitera sans trop  tarder
Des idées sans grande éloquence.

Agenouillé face à face,
En direct avec soi,
Le regard se mêle à la farce,

Inquisiteur, il prend possession du soi,
Il crée en nous le désarroi,
D'une misérable vie sans émoi.

Le miroir, fruit d'une avide curiosité,
Efface notre liberté, et crée une fausse image du soi,
Une idée malencontreuse et inusitée,
Excitant brièvement notre effroi.

Une vision patriotique d'un corps ressoudé,
Des pièces manquantes ou délabrées
Vivre ou se laisser mourir.

Une plaie béante sur le cœur,
Laissant s'échapper une profonde rancœur,
Vide d'espoir, l'esprit s'exaspère et s'éclipse sans tiédir.

L'opportunité perdue d'un avenir incertain
Calfeutré, lancinant et pesant.
Ahuri d'une nouveauté soudaine,
Il s'exclame d'une puissante voix.

Il en est assez de croupir
Dans cette geôle de désespoir,
Créée de toute pièce par un esprit perverti,
Faible et ignorant.

Il est temps de se relever,
Et de fièrement s'affirmer,
Devant cette foule castratrice,
Pour enfin se faire justice.

Tout n'est que question de regard,
De soi, des autres,
De simples jugements de mots,
Induisant un flot de maux.

victor gorini 

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